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Rapport de l’Agence espagnole de protection des données : utilisation des téléphones portables dans les salles de classe

L’Agence espagnole de protection des données (AEPD) déconseille l’utilisation de téléphones portables ou de tablettes en classe, d’autant plus que la plupart d’entre eux sont des appareils « intelligents ». La navigation et l’utilisation de ces appareils en classe peuvent impliquer la collecte de données personnelles qui vont bien au-delà des fins purement éducatives. Ce fait peut sérieusement affecter les droits et les libertés des étudiants, ainsi que leur développement global.

Risques pour la protection des données en milieu scolaire

D’un point de vue de la protection des données, si un établissement d’enseignement demande aux étudiants d’utiliser leurs appareils personnels pendant les cours, il peut encourir une responsabilité légale pour non-respect de la réglementation en vigueur. En outre, l’Agence considère que, si l’objectif pédagogique peut être atteint par d’autres moyens, l’utilisation de téléphones portables ou d’appareils électroniques devrait être évitée.

Procédure formelle de la Commission européenne contre Meta

Dans ce contexte, il convient de rappeler que, récemment, la Commission européenne a engagé une procédure formelle contre Meta, en application de la loi sur les services numériques, pour des questions liées à la protection des données des mineurs sur Facebook et Instagram. Les principaux objectifs de ce règlement sont la protection des utilisateurs, la transparence des algorithmes et la responsabilité des plateformes numériques.

Addictions numériques et vulnérabilité des mineurs

La préoccupation de la Commission réside dans les algorithmes personnalisés qui peuvent stimuler des comportements addictifs chez les mineurs et provoquer les fameux « effets du trou de lapin ». De même, des doutes sont exprimés sur les systèmes de vérification de l’âge mis en place par Meta, car il existe des indications selon lesquelles ils pourraient encourager une utilisation problématique des plateformes.

Les éléments identifiés comme critiques sont :

Design attrayant et algorithmes personnalisés.
Notifications constantes et mises à jour en temps réel, qui génèrent urgence et dépendance.
Gamification : likes, commentaires et réactions comme récompenses immédiates qui activent le circuit du plaisir du cerveau.
Idéalisation de la réalité et utilisation de filtres favorisant les comparaisons sociales et les sentiments d’anxiété.

Autres préoccupations avant les élections européennes

Juste avant les élections européennes, le 30 avril 2024, la Commission a ouvert une autre procédure contre Meta, concernant Facebook et Instagram, pour :

Publicité trompeuse.
Contenu politique.
Mécanismes de notification et d’action.
Accès aux données pour les chercheurs.
Manque d’outils de surveillance électorale et de discours civique en temps réel.

Réglementation de l’IA et non-respect de Meta et d’Apple

Enfin, il convient de noter que Meta et Apple n’ont pas volontairement rejoint les programmes de tests pilotes pour les modèles d’intelligence artificielle, conformément au règlement européen sur l’IA, malgré les implications que cela peut avoir sur la protection des données et la sécurité des utilisateurs.